thÉmatiques :  ÉlÉments traces mÉtalliques

 

 

Les éléments traces métalliques (ETM)

 

 

 

 Les éléments traces métalliques (ETM) sont des éléments naturellement présents dans les sols à l’état de trace (< 100 mg/kg de matière sèche). Ils représentent moins de 1% de la composition totale du sol, composé à 99% d’éléments dits majeurs.

 

 

 

La distribution des ETM est d'abord le résultat de phénomènes naturels, comme l’altération des roches mères présentant des compositions chimiques différentes, à l’érosion des sols et au dépôt des matériaux érodés le long ou au pied des pentes, à des émissions naturelles (feux de forêt, volcanisme), à l’absorption et à la restitution par les végétaux. En France métropolitaine, les ETM présents dans les sols proviennent principalement de l’altération de la roche mère sous-jacente. Les teneurs en ETM  sont également influencées par des apports d’origine anthropique (industries, transport, combustion, amendements, engrais et traitements phytosanitaires agricoles), par des contaminations locales dues à des rejets à proximité d’installation polluantes, ou également par des apports importants anciennement peu contrôlés. Sur les sols agricoles, les sources principales d’ETM proviennent des intrants épandus comme les engrais, les boues, les composts, les produits phytosanitaires. Les ETM étant non dégradables, ils peuvent s’accumuler dans les sols.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ETM les plus connus sont le plomb (Pb), le mercure (Hg), le cadmium (Cd), le chrome (Cr), le cuivre (Cu), le nickel (Ni), le zinc (Zn). Il faut également ajouter l’arsenic (As) et le sélénium (Se), qui ne sont que des éléments traces et pas des métaux.

 

 

 

 

 

 

 

        Disponibilités des ETM dans les sols      

 

 

Pour qu’un élément soit absorbé par les végétaux, il faut qu’il soit disponible, c’est-à-dire sous forme libre dans la solution du sol (non complexé à la matière organique ou fixé sur la phase solide du sol par exemple). C’est cette disponibilité qui va conditionner son absorption et donc sa toxicité. Elle dépend principalement des paramètres physico-chimiques du sol comme la concentration totale en ETM, le pH ou la teneur en matière organique.

 

 

 

 

 

 

 

 

       Exposition du consommateur      

 

 

Chez les humains, les voies d’exposition sont multiples : inhalation, ingestion directe, contact cutané, exposition par les boissons ou encore par l’alimentation.

D’après l’Etude de l’Alimentation Totale française 2 (EAT 2) menée par l’ANSES sur près de 20 000 produits alimentaires collectés sur l’ensemble du territoire métropolitain, l’exposition à certains éléments apparait trop élevée : arsenic inorganique, plomb et cadmium. Les contributeurs majoritaires d’exposition au plomb sont les boissons alcoolisées, les pains et produits de panifications, l’eau pour l’arsenic inorganique et les pains et produits de panifications sèches pour le cadmium. Un risque sanitaire ne peut donc pas être écarté pour certains groupes de consommateurs.

 

 

 

      Toxicité et effets sur la santé       

  

Certains ETM sont dits non-essentiels, c’est à dire non nécessaires à la vie microbienne, animale et/ou végétale. D’autres ETM le sont, ce sont les oligo-éléments. Mais tous, en quantités trop élevées, deviennent toxiques. Ils peuvent être cancérogènes, neurotoxiques, immunotoxiques, reprotoxiques.

 

 

 

      Réglementation      

 

L’arsenic, le cadmium et le plomb sont réglementés par la Directive CE 32/2002 du Parlement européen fixant les teneurs maximales en contaminants dans les denrées destinées à l’alimentation animale. Pour l’alimentation humaine, les teneurs en plomb est en cadmium sont soumis au règlement CE 1881/2006.

 

 

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